Journée régionale consacrée à l’attractivité des métiers et à la santé au travail dans les secteurs sanitaires, social et médico-social
Publié le 11 juin 2026
Le secteur sanitaire, social et médico-social représente près de 39 350 emplois en région Centre-Val de Loire. Pourtant, il doit faire face à des difficultés importantes de recrutement et de fidélisation, avec environ 1 400 postes vacants en 2023.
Les enjeux sont importants face à des défis majeurs auxquels ce secteur est confronté : vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques, inégalités territoriales et sociales d’accès aux soins avec la présence de zones sous-denses en médecine générale et spécialisée, particulièrement prégnant en région CVL.
Or, le secteur médico-social est confronté à des départs massifs à la retraite et à une pénurie de main d’œuvre en professionnels qualifiés.
Ainsi, face aux constats partagés en matière de crise d’attractivité des métiers et d’accidentologie importante dans les secteurs sanitaire, social et médico-social, l’URIOPSS et la DREETS Centre-Val de Loire ont élaboré conjointement en 2023 un projet visant à accompagner les acteurs associatifs de ces secteurs, porté également en cela par le Comité Régional d’Orientation des Conditions de Travail qui a acté la nécessité d’un travail combinant difficultés de recrutement, conditions d’emploi et conditions de travail.
Dans ce cadre, l’URIOPSS a joué un rôle clé de facilitateur et de mise en réseau, permettant aux associations de mieux identifier les dispositifs existants pour pouvoir, à la suite, passer à l’action.
Voici quelques exemples d’actions concrètes déjà mises en œuvre :
Renforcer la prévention des risques professionnels
Des associations ont été accompagnées pour :
- mettre à jour leur document unique d’évaluation des risques (DUERP) ;
- financer du matériel ergonomique avec la CARSAT ;
- mettre en place des formations sur la prévention des risques professionnels à destination des salariés ;
- mener des actions de maintien en emploi de salariés en situation de handicap avec le concours de l’Agefiph.
L’action a surtout permis à des associations de mieux connaître le rôle et les actions des organismes de prévention pour qu’ils soient mieux identifiés et sollicités.
Réaliser des accompagnements individualisés des associations au plus près de leurs besoins
Plusieurs accompagnements individualisés ont abouti, notamment à des diagnostics ergonomiques qui ont été pris en compte lors de changements de locaux pour adapter au mieux les postes de travail ; permettre la réorganisation du travail pour améliorer l’attractivité des postes notamment au travers de réflexions sur les cycles horaires de travail ; l’élaboration de protocoles de sécurité face aux situations de violence et plus globalement des réflexions sur les leviers d’attractivité des métiers.
Favoriser la mutualisation entre structures
Dans l’Indre, plusieurs associations gestionnaires d’EHPAD ayant une taille trop petite pour disposer de l’ensemble des compétences nécessaires se sont engagées dans une démarche de mutualisation incluant :
- Le partage de fonctions supports (paie, qualité, systèmes d’information) ;
- Une réflexion collective sur la formation et la prévention des risques.
Professionnaliser les pratiques RH et développer les échanges
Des groupes techniques RH ont été organisés sur des thématiques clés telles que l’attractivité des métiers, les risques psychosociaux, l’organisation du temps de travail et l’impact du numérique sur la Qualité de Vie et des Conditions de Travail.
Cela a permis de partager difficultés et solutions, mieux identifier les acteurs ressources et développer une culture commune de prévention.
La journée du 5 juin 2026 s’inscrit dans cette dynamique de partage, de retours d’expérience. Il s’agit à la fois de dresser le bilan des actions conduites en mettant en lumière les retours d’expérience d’associations accompagnées ; de proposer des ateliers pratiques (prévention, ergonomie, organisation du travail, numérique…) ; et de promouvoir, au travers de tables rondes, des solutions opérationnelles réplicables.
Les conventions entre la DREETS et l’URIOPSS ont donc permis de
- lever des freins grâce à un accompagnement de proximité ;
- favoriser le passage de l’intention à l’action notamment en soutenant financièrement des démarches concrètes et en facilitant la mise en relation grâce à l’URIOPPS ;
- lancer les bases d’une dynamique régionale autour de la qualité de vie et des conditions de travail.
Il s’agit désormais d’amplifier les actions de prévention et d’attractivité en
- renforçant les coopérations entre acteurs ;
- inscrivant dans la durée ces pratiques dans les organisations.



